Autant vous dire dès le départ que je détestais le sport. J’étais toujours la dernière choisie dans les équipes de foot (qu’est-ce-que c’est cruel des gamins quand même) et je préférais passer mon temps à papoter avec mes copines sur le banc de touche. Vraiment, le sport à l’école a été une torture. Par contre, j’en avais fait en club: de la gymnastique (merci pour cette souplesse que j’ai gardé), de la natation, du rugby et de la danse.

J’aimais beaucoup ces sports mais j’avais toujours voulu faire de la boxe. Et comme certains parents, les miens ne m’ont jamais inscrite à la boxe: « c’est trop violent », « on va te casser le nez », « une fille, ça ne se bat pas »,… Enfin bon, vous voyez le truc !

Parlons désormais d’un sujet jusqu’alors délicat pour moi: mon poids ! (j’en rigole souvent mais les gens se sentent souvent mal à l’aise quand je blague dessus) (par contre, j’ai le droit de rire de mon poids, pas les autres :))

J’ai commencé à prendre du poids quand j’avais environ 9-10 ans car je prenais de la cortisone. Bon je n’étais pas énorme mais j’étais assez potelée. Puis, j’ai grandi et mon corps a oscillé. Parfois normale, parfois à la limite de l’obésité morbide. Et en 2012, j’ai décidé d’arrêter les frais et de perdre ces kilos en trop.  J’avais pris quasiment 10 kilos en 1 an et fallait absolument que je me reprenne en main.

Fast forward à l’année 2016: je me mets intensivement à la boxe (on était fait pour être ensemble) et surtout à la musculation. J’avais non seulement envie de perdre du poids mais aussi de sculpter mon corps. D’être tonique. D’être bonne bien foutue. Et bien sûr, d’avoir un booty énorme (génération Kim Kardashian et j’assume) (mais un booty aussi énorme que le sien, j’assumerais peut être pas).

Apprendre à s’écouter…

C’est un des enseignements le plus important pour moi: le sport m’a appris à écouter mon corps et à ne pas me comparer aux autres. Pour voir les premiers changements physiques, il faut beaucoup de patience et surtout écouter son corps. Si vous faites des squats pour avoir un super booty et que vous réalisez que ce ne sont que vos cuisses qui prennent du volume, dans ce cas il faut changer d’exercices et ne pas faire comme les autres. Ce qui marche sur l’une ne marchera peut-être pas sur l’autre. Et surtout, on n’a pas forcément les mêmes objectifs. Il faut analyser les sensations qu’on a et prendre des décisions mesurées mais pas précipitées.

Devenir forte mentalement…

Je pense qu’il y a quand un même un truc à savoir lorsqu’on grandi, c’est d’être seul. De pouvoir compter sur soi. De ne rien attendre de personne. Bah moi, j’ai du mal avec ça. Disons que je me sentais un peu trop fragile et que j’aurais toujours besoin de quelqu’un à mes côtés pour faire fasse aux obstacles. (c’est pas facile de devenir adulte…)

Je le savais mais je ne pensais pas que ce serait le sport qui m’aiderait. C’est mon coach au Sri Lanka qui m’a permis de voir le sport comme une activité qui me rendrait plus forte. Que peu importe ce qu’il arrive, il faut travailler sur soi et garder en tête ses objectifs.

Si je suis forte physiquement, alors je peux devenir forte mentalement

Il m’a fait comprendre à quel point c’étaient tous mes préjugés sur moi-même (du genre « j’arriverai jamais à porter ces poids de 10 kilos ») qui me limitaient. Que je devais toujours essayer avant de dire que je n’y arriverai pas. Et si je n’y arrive pas, alors j’y allais petit à petit. Que je devais toujours aller vers ce petit centimètre en-dehors de ma zone de confort pour construire la femme que je voulais être. Que tout est possible.

En me faisant soulever des poids énormes et à transformer mon corps comme je ne l’aurais jamais imaginé, je me suis rendue compte que si je n’y étais pas arrivée avant, c’était de ma faute.

En résumé, la musculation me permet de me dépasser et de me fixer des objectifs concrets. Un truc que j’ai appris à faire dans mes tâches du quotidien et dans tous les aspects de ma vie.

En ce moment mon objectif est de pouvoir faire des pull ups; et désormais, j’arrive à plier un peu les bras quand je me porte…

Apprendre à faire face aux difficultés…

Clairement, c’est la boxe qui m’a le plus aidé sur ce terrain là. Pouvoir se dire que je peux me protéger lorsque je reçois un coup revient à me dire que je peux encaisser tout ce qui peut m’arriver dans la vie. Et au delà de ça, je peux même riposter. A la fin, que je gagne ou que je perde le combat, j’aurais appris quelques chose sur moi et sur mes erreurs.

La boxe, ça défoule, ça fait du bien mais ça permet aussi d’avoir un mental d’acier. Je ne vous raconte pas mes premiers combats avec mon coach ou je ne le regardais pas dans les yeux et que je donnais des coups à l’aveugle. Rien que de me retrouver sur le ring avec lui, d’être fac à lui toute seule, un sentiment de panique m’envahissait immédiatement: « comment je vais faire pour m’en sortir », « faut que je sorte du ring », « qu’est-ce-qui m’a prise de venir là »…

On voit davantage les épreuves comme des défis que comme des fins en soi

Prendre sa vie en main…

Plus je fais du sport et plus je suis persuadée que prendre sa vie en main commence par reprendre son corps en main. Si on peut se rendre compte que les décisions que l’on prend (faire du sport, de la muscu,…) affecte notre corps de manière positive alors on peut réfléchir à des décisions qui affecteront notre vie.

Depuis que j’ai commencé la muscu, j’ai rencontré pas mal de nanas qui pensaient que ce n’était que pour les mecs. Et déjà, je me dis que si plein de femmes pensent comme ça sur la muscu, alors elles doivent penser pareil dans d’autres domaines de la vie. Et puis honnêtement, en faisant de la muscu on n’est pas obligé d’arriver au point ou on ressemble à une « camionneuse ». Chacun construit son corps comme il le veut.

Donc les filles, si vous voulez un booty à la Jen Selter ou raffermir votre poitrine (très important !), alors il n’y a pas mieux que la musculation.

En ce qui concerne la boxe, ça me permet d’enlever ce coté « petite fille sans défense » que j’ai. Ca me permet de devenir plus forte en améliorant mes coups. Lorsque je me retrouve sur un ring, je ne suis plus une petite fille et je peux me défendre seule. La boxe n’est pas juste pour les hommes. D’ailleurs, au début de mes entraînements j’avais toujours peur que l’on me casse une dent ou le nez. Du coup je tournais la tête et je ne regardais même plus mon adversaire (très drôle à voir) (j’ai bien fait rire mes copines). Et puis au fur et à mesure, on se rend compte que ce n’est qu’une peur qui nous empêche d’avancer.

Pleins de bienfaits pour la santé…

J’en parlais dans un autre article, j’ai développé une phobie contre les rides alors qu’elles ne sont même pas encore installées (merci à mes stages dans les cosmétiques, merci aux magazines féminins). Je me soigne mais c’est pas facile tous les jours. Et j’ai intérêt à me guérir vite parce que j’ai pas envie de crier le jour ou mes rides vont vraiment élire domicile sur mon visage…

Je suis addict à Quora, un site ou des anonymes (ou pas) donnent leurs avis sur à peu près tout. En me rendant sur la section beauté, j’ai vu pas mal de choses sur les meilleurs remèdes anti-âge (et ce n’est pas la crême Q10+). Ce sur quoi les internautes sont quasi unanime: le sport et l’alimentation sont les meilleurs anti-âge que vous pourrez trouver.

Au final, on va tous vieillir si on en a la chance mais le but est de bien vieillir. De vieillir en bonne santé. Mais surtout, de vieillir heureux. (je vous passe le paragraphe sur le lien entre les endorphines et le sport).

One Reply to “Le sport, c’est bien plus qu’un changement physique !”

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