Parmi les clichés les plus récurrents sur le yoga, on trouve le fait qu’il soit primordial d’être souple avant de commencer. C’est faux. Archi faux. Il n’y a rien de plus faux que cela.

La souplesse d’une personne est déterminé par différents éléments. Moi, par exemple, j’ai fait de la gymnastique étant petite ce qui m’a donné une bonne base de souplesse. Mais je ne suis clairement pas la plus souple. Et je n’ai pas totalement mes écarts même si le travail avance petit à petit. Disons que je peux toucher mes orteils. Cependant, ce n’est absolument pas ce qui m’a motivé à commencer le yoga. L’amélioration de ma souplesse n’a été qu’un dommage collatéral. Le yoga m’a totalement conquise pour ce qu’il m’apporte spirituellement. Après, si ça peut me permettre d’être plus forte et plus souple, je ne dis pas non.

La souplesse de l’esprit, le plus important !

On parle souvent de souplesse du corps mais moi j’aime à penser que l’on travaille aussi la souplesse de son esprit, de sa tête. Et c’est pour moi le plus important. Etre souple dans sa vie, c’est accepter de changer de directions en fonction de ce que la vie nous envoie. D’éviter d’être trop attacher à un scénarios. J’aime à penser que la vie est plus créative que nous et qu’il vaut mieux se laisser surprendre par ce qu’elle nous propose. Pour exemple, lorsque je regarde en arrière dans ma presque courte vie, le fait d’avoir eu l’opportunité de travailler au Sri Lanka a été une incroyable bénédiction que je n’aurais jamais imaginé. Je me souviens encore rire du nom de la capital Colombo car c’était le même nom que l’Inspecteur Colombo (oui, je suis très bon public). Tout ça pour dire que ce n’était pas mon projet de partir à l’étranger et encore moins à Colombo après mes études. Ni même de devenir une fan de yoga.

Lorsque je fais face à un événement qui contrarie mes plans, je respire profondément ou je fonds en larmes pour me décharger de cette frustration de ne pas voir mon scénario idéal se dessiner. Au mois de novembre dernier, ma sœur nous avait annoncé qu’elle allait se marier en avril. Jusqu’ici tout va bien. Mais le problème c’est que j’avais prévu de partir en tour d’Asie en février et d’y fêter mon anniversaire. La vie en a voulu autrement et j’en suis tellement heureuse car j’ai pu fêter mon anniversaire en Italie avec mon club de Krav Maga. J’ai fait de très belles rencontres. Et, j’ai plus d’argent pour plus de pays à visiter. Mon départ ne s’est pas fait au moment ou je voulais, mais j’ai gagné tellement plus. Et de toute manière, mon départ a simplement été décalé.

La souplesse de l’esprit se travaille autant que la souplesse du corps. Apprendre à voir le positif dans tout événement n’est pas chose aisée surtout au début. Un peu de patience, ça va venir et ça en vaut totalement la peine.

Comment travailler sa souplesse ?

La progression de sa souplesse dépendra énormément de la fréquence des étirements mais aussi de votre corps. Surtout de votre corps. Certaines ossatures ne permettront pas d’avoir les grands écarts. Mais, ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas faire de yoga. Le plus important est de comprendre pourquoi vous ne pouvez pas et de l’accepter. Tout simplement. Ça vous rendra plus résilient. Certaines personnes sont aussi plus lentes que d’autres et cela est ok aussi. Il n’y pas besoin de se précipiter ou de vouloir à tous prix rattraper les autres.

Idées d’asanas pour la souplesse du corps

  • posture de la salutation avec la guirlande
  • posture du chien tête en bas sur une patte
  • posture du guerrier
  • posture de la déesse
  • posture de l’angle latéral
  • posture soutenue du roi pigeon sur un pied (ma préférée :D)
  • posture du lézard
  • posture de l’angle ouvert
  • posture de la grenouille
  • posture du bébé heureux
  • posture du papillon couché

Le but de cet article n’est pas du tout de faire culpabiliser les personnes qui souhaiteraient absolument de venir plus souple. D’ailleurs, c’est aussi mon envie. Faire un grand écart, c’est stylé. Mais, je travaille constamment sur moi-même afin de ne pas être attachée au résultat.

Le plus important est d’écouter son corps, d’aller à son rythme et d’aimer le chemin que l’on prend.

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