Je ne suis pas trop fan des livres de science fiction mais plusieurs amis m’ont chaudement recommandé La nuit des temps de René Barjavel. Du coup, je me suis dit pourquoi ne pas tenter et voir si ça peut me faire changer d’avis. Parce que oui, je vis dangereusement et que j’aime prendre des risques à lire des livres qui ne me plairaient peut-être pas 😀

Ma première impression: qu’est-ce-que c’est lent ! Je me suis accrochée mais j’ai eu du mal ! Ce n’est que vers la 170e page que l’action a vraiment commencé. Pour une impatiente comme moi, j’ai dû faire un effort mental incroyable pour continuer de lire.

Qui est René Barjavel ?

Avant de lire un livre, je fais toujours quelques recherches pour savoir dans quel contexte les écrivains ont écrit leurs livres et surtout, qui ils sont !

René Barjavel est donc super connu pour ses livres de science fiction et fantastiques. Il décrit les questionnements de l’Homme face à l’avènement des technologies qui parfois le dépassent et qui peuvent l’amener à sa chute.

Contexte historique de La nuit des temps

Le livre est paru en 1968, donc bien après la seconde guerre mondiale mais pendant la guerre froide entre les deux blocs: l’URSS et les Etats Unis. D’ailleurs dans le livre, chaque pays est représenté par un personnage. On se rend bien vite compte des personnages prédominants: l’URSS et les Etats-Unis.

Résumé de l’histoire

Je vais faire le résumé d’un résumé parce que je ne voudrais pas faire de la concurrence à Wikipedia, vous voyez !

C’est l’histoire d’une équipe de chercheurs Français qui travaillent sur l’Antarctique et qui découvre deux corps très bien conservés. Ils découvrent Elea et Coban. Mais c’est à travers Elea que l’on fait connaissance avec le monde antérieur. On plonge petit à petit dans les craintes d’un autre monde: les folies de l’homme qui mène l’humanité à sa perte. Le spoil s’arrête ici…

Réflexions personnelles sur le livre

Ce livre a été initialement conçu pour être un film. Et on le sent. Le texte est écrit comme un scénario. On passe d’une action à une autre sans aucune transition. Parfois, je retournais quelques pages en arrière parce que j’étais perdue (ou parce que j’ai eu du mal a me concentrer, au choix !).

Qu’est-ce-qu’il est lent ! Je trouve que les actions mettaient du temps à se mettre en place (n’en parlons pas de l’intrigue…) et que la narration était vraiment conséquente.

Alors je n’ai ressenti aucuns attachements pour les personnages. Du moins au début. Eléa me semblait froide et j’avais beaucoup de mal à m’attacher à elle. Il est difficile de s’imaginer dans l’histoire d’amour entre Paikan et Eléa.

Opposition entre le monde scientifique et politiqueon a d’un coté les scientifiques qui cherchent à faire évoluer l’humanité et le monde et de l’autre les politiques qui ne recherchent que leur intérêt propre et le pouvoir. Toute similitude avec la société d’aujourd’hui serait fortuite… 😀

« Nous avons quelque chose en commun qui est plus fort que nos différences: c’est le besoin de connaitre » – Moisov

Barjavel explique ici que l’homme est curieux et qu’il a besoin de comprendre son univers. Le besoin de connaitre uni les peuples. Que c’est le nationalisme qui est mauvais car nous empêche de travailler tous ensemble. Ah tiens, un peu comme aujourd’hui…

Tous les policiers sont représentés comme des personnes ayant aucun avis personnel et dociles. Alors que les étudiants sont ceux qui réfléchissent et recherchent la paix. Ceux qui veulent un avenir meilleur. Un peu comme aujourd’hui et nos « nuits debout » !

Chaque homme a une place spéciale dans la société : c’est totalement la pensée platonicienne. Chaque individu naît avec ses propres forces qui lui permettront d’apporter sa pierre à l’édifice, si je puis dire.

« La clé est la clé de tout, dit Eléa. Elle est établie à la naissance de chacun. Toutes les clés ont la même forme, mais elles sont aussi différentes que les individus. »

La clé représente les caractéristiques mentales, physiques et le bagage héréditaire. Ensuite vient la désignation qui nous donne notre but dans la vie, notre place spéciale dans la société.

Petite aparté: il est dit que l’enfant, très tôt, sait déjà ce qu’il veut faire et ce qu’il aime. Mais ce serait la société qui le façonnerait en lui disant « non, ça c’est pas bien », « non, tu n’auras pas de travail si tu fais ça… », « non, danser c’est pour les filles »,…

Le revenu universel: tous les Gondas avaient un revenu. Il n’y avait aucune pauvreté. Les hommes pouvaient s’offrir ce qu’ils voulaient puisque le revenu était basé sur la personnalité et les besoins spécifiques de la personne. En gros, si tu veux être musicien, tu auras assez d’argent pour t’acheter ce dont tu as besoin pour être heureux. Si tu es écrivain, tu auras tous les livres que tu souhaites, etc… (Utopiste?)

A quoi ça servirait d’accumuler les richesses si on fait ce que l’on aime et qu’on est heureux ?

Ainsi Barjavel imagine un monde ou la richesse ne s’accumule pas entre les mêmes mains. Malheureusement, c’est exactement ce qu’il se passe dans notre monde actuel: 1% de la population possède toutes les richesses.

Critique de la géopolitique 

René Barjavel critique fortement la Guerre Froide et tourne un peu en ridicule les deux personnages que sont Leonova et Hoover. Ils sont les caractéristiques de leur pays. Et la France qui est entre les deux, qui ne prend pas trop position, un peu plus diplomate. Un peu comme aujourd’hui quoi !

Aparté: lecture intéressante ici !

Avis général sur La Nuit des temps de René Barjavel

Honnêtement, j’ai eu du mal à lire le livre. Trop long, trop narratif et plusieurs thèmes abordés mais pas du tout détaillés. Alors l’histoire d’amour n’en parlons pas ! Elle n’est intéressante qu’a la fin… D’ailleurs, à chaque fois que je disais à ma coloc que je partais lire mon livre, elle me répondais « mais t’as pas encore fini… »

Par contre, j’ai apprécié ce livre car il montre à quel point l’histoire se répète et que si l’on n’est pas assez vigilant, les erreurs du passé peuvent se répéter…

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