S’il y a bien une chose par laquelle je ne fais que jurer depuis quelques mois et qui a littéralement changé ma vie: c’est de tenir un journal. Je l’appelle mon « journal de pensées« . J’y reporte tout. Ce que j’ai fait pendant la journée, ce qui m’a marqué, ce qui m’a énervé, tout ce qui a pu me faire ressentir une quelconque émotion. J’y note aussi ce pourquoi je suis reconnaissante dans la vie et les objectifs que je me fixe pour la journée, ou pour la vie. Si je tombe sur quelque chose qui me touche, je le note aussi dans mon journal. Vous avez compris, il y a presque mon âme dedans.

Mon entourage se moque parfois de moi quand il me voit noter dans mon petit coin à l’abris de leurs regards. Ils veulent même que je les laisse lire de temps à autre mais il en est hors de questions. Il ne faut pas déconner quand même. Je leur fais totalement confiance quant à son caractère privé: ils ne le liront jamais sans mon accord. Mais ils n’auront jamais mon accord haha.

Certains trouvent cette activité ridicule et d’autres sont intrigués. Il n’y a qu’une seule personne qui m’a emboîté le pas et qui a commencé son journal. Je lui avais conté les nombreux bénéfices et à force de m’entendre dire à quel point il a changé ma vie, elle s’est dit qu’elle aussi aimerait bien qu’on change sa vie. Une personne ce n’est pas beaucoup mais c’est énorme pour moi. Les autres, s’ils savaient ce à coté de quoi ils passaient (ce n’est pas faute de leur avoir dit)… Si vous saviez ce à coté de quoi VOUS passez ?

Parfois, il m’arrive de penser qu’il est étrange de vivre avec soi-même mais de ne pas se connaître. Comme si l’Univers nous avait donné une âme et que nous devions essayer de la connaître.

Ce journal de pensées à changé ma vie et la façon dont je la voyais. C’est comme si j’avais repris le pouvoir sur ma vie et que j’avais désormais la force nécessaire pour réaliser tous mes rêves sans que mes peurs inconscientes m’en empêchent. Ce journal m’a permis de me réveiller d’un long rêve et de me réapproprier ma vie. D’être consciente de tout ce que je fais. On appelle ça mindfullness dans le monde du développement personnel.

Hormis le fait d’avoir une trace de tout ce que j’ai fais ces derniers mois, je me suis auto-analysée. Je ne pense pas que j’aurais pris la décision de tout quitter et partir en voyage si je n’avais pas tenu ce journal. Lorsque je lis mes écrits datant d’il y a quelques mois je réalise que j’ai tellement changé. Que j’ai identifié mes peurs, je les ai conscientisé (du genre « non mais pourquoi tu as peur de ça petit chou, au pire t’en rira ») et je les ai surpassé. Pas toutes mais j’y travaille. Le journal est presque devenu un jeu puisque je m’observe et que dès que je constate quelque chose, je cours le noter dans mon cahier. Ou sur mon téléphone pour ne pas paraître folle en pleine rue à sortir mon cahier.

Un entourage sain et positif

Mes relations sont devenus plus saines. Je suis devenue adepte du « si elle ne te fait pas du bien, écarte cette personne de ta vie ». L’entourage est tellement important. Il suffit qu’une personne qui compte pour vous vous fasse sentir d’une manière inférieur à lui ou pas assez bon en quoique ce soit, alors vous vous verrez toujours de sa manière à lui. C’est quelques fois compliqués si ces personnes font parties de notre famille ou de notre environnement professionnel. Mais le simple fait de l’avoir réalisé va nous permettre de prendre de la distance sur ces personnes et de ne pas prendre personnellement tout ce qu’elles peuvent dire ou faire. Chacun a ses batailles et chacun fait comme il peut pour mener sa vie. Il ne faut pas juger mais comprendre.

Personnellement, à la minute ou je rencontre une nouvelle personne ou que je vois un de mes amis, j’analyse mon comportement et mes émotions à son contact. Parfois, notre corps sait avant nous ce que notre conscience n’a pas encore compris. Après quelques mois à écrire quotidiennement, je me suis rendue compte que je n’étais pas complètement moi-même avec certaines personnes. Que je ne leur montrais qu’une facette de ma personnalité qui leur plaisait. Ou que je ne voulais pas leur parler de mes projets parce que je savais qu’ils me jugeraient. C’est comme cela que j’ai décidé de faire un peu de ménage dans mes relations. Si j’entretien un contact avec une personne qui ne me permet pas de me sentir bien ou de m’accepter complètement, j’aurais du mal à évoluer et à accepter mes erreurs.

Etre son propre confident / allié

Parler avec soi-même devrait être obligatoire. Cela ne relève pas de la schizophrénie, je vous rassure. Il y a même du bon à se dédoubler mentalement et à se demander comment on va et pourquoi on ressent telle ou telle émotion. Je ne le faisais jamais avant de commencer à écrire et aujourd’hui ça me permet de m’auto analyser.

Je distingue deux types de situations: j’analyse les émotions après un événement en particulier mais aussi lorsque je suis au contact d’une personne. Si je vais mal, je me demande pourquoi et je cherche à savoir pourquoi je ressens de la joie ou de la tristesse face à un événement en particulier, face à des paroles. Analyser mes émotions me permet de savoir comment je me sens avec une personne: il y en a avec qui on se sent tout de suite à l’aise et d’autres avec qui on se sent tendu.

Des souvenirs indélébiles

C’est l’une des raisons principales pour lesquelles j’écris tous les jours: je veux savoir ce que j’ai fait et ce que j’ai ressenti dans 10 ans. J’aurais adoré savoir comment je me sentais quand j’avais 18 ans. Aujourd’hui, je ne perds pas une miette de ce que je fais dans la journée. Je veux pouvoir « lire » mon évolution et me dire « qu’est-ce-que j’étais bête quand même ».

Aller de l’avant

Etre ce que l’on a envie d’être et faire ce que l’on veut faire. Ni plus, ni moins. On a le pouvoir de se créer la vie que l’on souhaite et le premier pas pour y arriver et de savoir qu’on peut le faire. Peu importe d’ou l’on vient, la force est en nous et il faut y croire. Peu importe si on n’a pas les réponses à toutes nos questions. Il faut avoir l’espoir qu’elles se dévoileront à nous au bon moment.

Et comme je ne suis pas française pour rien, il fallait bien trouver un petit point négatif. Ecrire un journal demande pas mal de discipline car se forcer à écrire tous les jours au lieu de mater TPMP (non, je ne regarde même pas cette émission en plus) est difficile.  Devoir quitter son lit une fois installée confortablement sous la couette peut relever de l’exploit. mais qu’est ce qu’on se sent bien après l’avoir fait… Et puis, vous n’avez strictement rien à perdre à part d’avoir une vie heureuse.

Be you, inconditionally !

Il y a tellement de raisons de tenir un journal thérapeutique. Chacun vit son chemin à sa propre manière. Cette aventure sera différente pour chacun mais il y a tout de même quelques points communs.

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